Crash vs Vanité
Cette exposition s’appuie sur la forte amitié artistique qui lie Jean-Luc Blanc et Michel Blazy depuis plus de quinze ans. Les deux artistes qui vivent et développent leur art à l’Ile-Saint-Denis ont souhaité convier, à l’occasion de cette exposition leurs voisins d’atelier et notamment toute une jeune génération d’artistes fraîchement débarquée sur leur île. Une chaînette relie toutes les pendeloques et forme le corps principal de l’objet est une proposition énigmatique. Elle laisse planer le mystère, et pour percer cette énigme : il y a plusieurs voies à emprunter. Pour Jean-Luc Blanc le point de départ est le crash. L’artiste relie volontiers l’exposition à l’histoire de l’actrice américaine Jayne Mansfield, à son glamour à outrance tendant au kitsch et à sa fin tragique dans sa Buick Electra en 1967. Il parle également d’une véritable collision entre les oeuvres présentées. Pour Michel Blazy, qui s’écarte de la vision narrative de Jean-Luc Blanc, cette exposition est une grande vanité. On peut y retrouver les thématiques de l’usure, du temps qui passe ou encore de l’effacement comme dans la pièce de Mimosas Echard, dans les visages féminins maquillés des portraits de Jean-Luc Blanc, ou encore dans le mur de Michel Blazy. En dehors de l’aspect géographique qui relie les artistes entre eux, la question du temps et du fragile semble être un bon point d’accroche, une sorte de chaînette reliant les oeuvres-médaillons les unes aux autres au delà de leurs contrastes. Cette exposition collective indéniablement sensorielle, mélange de générations d’artistes qui se succèdent et se côtoient, prend la forme d’un petit monde vivant.
Le travail de Michel Blazy interroge depuis plus de vingt ans, la relation entre le naturel et l’artificiel, avec humour et dérision. Il pose ainsi la question de la consommation de l’art et des consommateurs d’art. L’artiste utilise des matériaux périssables prélevés dans notre quotidien (pain, crème dessert, biscuits pour chiens, farine, oeufs, coléoptères…) pour observer et comprendre l’idée du temps qui passe et de la disparition. Né à Monaco en 1966, il vit et travaille à l’Ile-Saint-Denis et a été diplômé en 1990 de l’ENSA de la Villa Arson. L’artiste a été sélectionné en 2008 pour le Prix Marcel Duchamp aux cotés de Laurent Grasso, Stéphane Calais et Didier Marcel. Il a été présenté à La Force de l’Art2, au Grand Palais en 2009.
Il partage depuis plus de quinze ans son atelier avec Jean-Luc Blanc. Jean-Luc Blanc est né à Nice en 1965, il vit et travaille à Paris où il enseigne à l’Ecole des Arts Décoratifs. Il a été formé à Nice en 1989, à l’ENSA de la Villa Arson. Une grande rétrospective, Opéra Rock, avec plus de deux cents peintures et dessins lui a été consacrée au CAPC de Bordeaux en 2009. La peinture et le dessin sont les principaux médiums utilisés par Jean-Luc Blanc. Pour Une chaînette relie toutes les pendeloques et forme le corps principal de l’objet, il présentera de nouvelles oeuvres conçues en résonance aux installations de Michel Blazy.
Jean-Luc Blanc et Michel Blazy ont choisi d’inviter les artistes avec lesquels ils partagent leur atelier. Une exposition collective, sensorielle et acidulée à l’image de leur travail.

Jean-Luc Blanc et Michel Blazy
Les 2 artistes partagent le même atelier depuis une quinzaine d’années à l’Ile-Saint-Denis. Invités par Mains d’Œuvres pour réaliser une exposition ensemble, ils ont choisi d’associer leurs voisins d’atelier : Florian Bézu, Mimosa Echard, Djamel Kokene, Jonathan Martin, Florence Paradeis, Grégory Petitjean, Frieda Schumann, Maria Tomé. À l’image de leur mode de travail : une exposition collective, sensorielle et acidulée.
Vernissage vendredi 11 mai à partir de 18h.
Du 11 mai 2012 Au 1er juillet 2012








